Mon premier mois de grossesse : comment j’ai su que j’étais enceinte en plein covid19

Planter le décor

Avant de vous parler des premiers symptômes de cette deuxième grossesse, je vais vous en planter le décor. 

Félix, notre premier enfant est né le 27 janvier 2019. Etant atteinte du syndrome des ovaires polykystiques et mon mec ayant les spermatos flemmards, nous avons réalisé 6 cycles de stimulation hormonale CLOMID + Duphaston après près de 2 ans sans contraception. 

L’arrivée d’un premier enfant bien que désiré peut chambouler. Après une grossesse assez difficile, des suites de couche douloureuses, et un bébé RGO, j’ai affirmé avec certitude à Gus que JE NE VOULAIS PLUS QU’UN SEUL ENFANT. (au lieu de 4 initialement désirés !)

Quelques temps plus tard, j’ai compris  que j’avais enterré le binging netflix, les séances de cinéma improvisées et les nuits reposantes avec un enfant.

2 ou 3 de plus ne changeraient pas grand chose, finalement. Et puis mon envie de famille nombreuse a fini par resurgir.

Si il y a bien une chose dont nous étions convaincus, c’est que nous voulions des enfants très rapprochés. L’écart qu’il y aurait entre Félix et son petit frère ou soeur était déjà trop grand selon nos envies. Ni une ni deux, nous avons pris de nouveau rendez-vous chez ma super Gynécologue spécialisée dans les problèmes d’infertilité. Elle m’a confirmé que mon SOPK ne s’était pas amélioré et que nous reprendrions le même protocole que la dernière fois. 

Depuis janvier 2020, donc, nous nous étions remis en selle. Après avoir fait une fausse couche précoce en février, j’étais rassurée quant au fait que mon système « fonctionnait » de nouveau. C’était un mois très difficile où j’ai beaucoup été malade. Pas le bon moment, donc. Ce qui nous mène à mars. 

Mars 2020, le vent commençait à tourner avec la pandémie du Coronavirus qui prenait de l’ampleur en France. Le 13 mai, j’ai reçu ce mail de la part de ma gynéco : toutes les activités d’assistance médicale à la procréation ont été arrêtées. 

Concrètement, cela signifiait que nous ne pouvions plus avoir recours à ma gynécologue pour nous donner un coup de pouce médical à la procréation. Sur le terrain, j’avais une ordonnance renouvelable 3 fois pour les traitements. Il nous restait donc UNE SEULE chance de prendre les traitements sans suivi. 

En gros, je pouvais tenter « au petit bonheur la chance » d’induire des règles et une ovulation comme si mon cycle durait 28 jours et que j’ovulais à J15. En fait, nous n’avions aucune certitude là dessus car je suis en aménorrhée presque totale  depuis plus de 5 ans. (nb : ce que nous avons fait n’est pas une bonne idée, ma gynéco m’a bien expliqué que toute PMA -traitements inclus ) étaient absolument interdits pendant la crise sanitaire et que de faire ça à tâtons pouvait induire une grossesse multiple non désirée et compliquée, donc à ne pas reproduire.)

J’ai donc installé une application de tracking des règles (Clover) qui m’indiquait une semaine de « fenêtre de tir » pour maximiser nos chances de concevoir. 

2 semaines plus tard, je fais un test. Négatif. Déçue, forcément car comme toutes les femmes qui calculent : on sait exactement quand c’est sensé être positif. 

Symptômes précoces : comment ai-je su que j’étais enceinte ?

C’est étrange, car je me trouve très fatiguée pendant cette période. En plus, je me fais peut être des films mais j’ai l’impression que la couleur de mes mamelons foncent et que mes tétons sortent un peu. C’est étrange car j’ai habituellement les tétons retraversés/ombiliqués. Pendant quelques nuits, j’ai des sueurs nocturnes. Enfin, je suis extrêmement fatiguée, presque léthargique (à ne plus pouvoir bouger). Je suis persuadée que c’est l’insunilorésistance liée à mon SOPK qui me provoque des piques de glycémie, et donc de la fatigue. Enfin, moi qui mange plutôt sain habituellement, je suis prise d’envies de madeleines industrielles, de crèmes brulées, de sandwichs au caprice des Dieux, de plaquettes entières de chocolat. BREF, beaucoup de petites modifications dont certaines ne sont pas sans me rappeler les débuts imperceptibles de ma première grossesse. 

Finalement, vendredi 17 avril, je demande à Gus d’aller m’acheter un test de grossesse « juste comme ça », presque pour lui donner un objectif vital de sortie en plein confinement. (et aussi car j’étais prise d’une énorme crise d’acné sur le menton ce qui ne m’était pas arrivé, à ce point, depuis ma dernière grossesse.) Lorsqu’il rentre, je fais le test et vois 2 barres apparaitre. L’une des deux est très fine, donc je pense à un faux positif. 

Je montre ça directement à Gus. (Moi qui voulais lui faire une annonce sympa c’est raté !)

Le lendemain matin, Gus va acheter deux tests ( 1 qui annonce le nombre de semaine et un avec un +) qui se révèlent être tous deux positifs. Il est aux anges, je l’entends hurler à Félix : « tu vas avoir un petit frère! »

Je suis enceinte de plus de 3 semaines selon le test.  Quelle joie, je suis partagée entre l’envie de me réjouir et le souvenir un peu amer de la fausse couche du mois de février. Malgré cela, je me projette tout de suite. Le soir même je regarde les lits superposés 3 places, je n’en dors pas de la nuit. 

Nous sommes le 24 avril, soit une semaine plus tard, et je n’ai toujours pas fait la prise de sang. Nous sommes à Carnac et il faut se rendre en voiture à Auray pour effectuer cette dernière. Les enfants n’étant pas autorisés, je dois attendre samedi 25 avril pour y aller. 

Symptômes du premier mois de grossesse avec un SOPK

  • Quelques nausées extrêmement légères 
  • Des envies de Junk Food (chips au vinaigre, pain sandwich, beurre, SANDWICH AUX CHIPS ET AU BEURRE…), madeleines bonne maman chocolat. 
  • Une faim énorme à certains repas, limite de la boulimie. Je n’ai jamais eu aussi faim de toute ma vie.
  • Une très grande fatigue à partir de 16h30, un endormissement rapide après 20 minutes de film le soir
  • Quelques tout petits picotements qui ressemblent à de petites douleurs de règle
  • Une forte crise d’acné hormonale au niveau du bas du visage (joues et menton)

Mon état d’esprit lors de ce premier mois de grossesse

Je dois avouer être très stressée, ce qui expliquerait peut être ma faim énorme ce mois ci. Je suis vraiment du genre à compenser par la nourriture lorsque je suis stressée et/ou fatiguée, ce qui est le cas.

J’ai peur car je n’ai toujours pas fait la prise de sang et l’éloignement physique avec ma gynéco (nous sommes en Bretagne depuis la pandémie du coronavirus) me stresse beaucoup. En effet, je suis quelqu’un de très anxieux lorsque je ne peux pas prévoir. Face à l’incertitude quant à la date de notre retour, je ne peux pas prévoir d’échographie de datation qui s’avère être très rassurante à mon sens, car on peut déjà y voir le coeur du bébé qui bat ou pas. 

Le fait d’avoir un bambin de 14 mois me permet de ne pas trop y penser pendant la journée. Je me projette déjà beaucoup, imagine mon accouchement futur, ma manière de procéder avec ce deuxième bébé, mais la contradiction avec l’incertitude qui pèse sur cette grossesse (le bébé est-il vivant ou pas?) est assez perturbant…

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